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mai 2013

Food

La Cantine du Troquet: l’art du bistrot

31/05/2013

Que serait la France sans sa Gastronomie? Et que serait la Gastronomie française sans ses bistrots? À Paris, aller « bistroter » est devenu une véritable institution. Au petit matin, on y boit son café au comptoir en lisant Le Parisien, le midi, on y dévore le copieux plat du jour, en début de soirée, on s’enfile autant de verres de vin que de cacahuètes, et le soir, on dîne en terrasse. Aujourd’hui, les « annexes-bistrot », conviviales et tendances sont à la mode. Les cuisiniers de renoms ouvrent tous leur « bistrot de chef ». Souvent annexes de l’établissement vedette, ces néo-bistrots n’en finissent pas de régaler nos papilles, à prix d’or.

Il y a peu, j’ai eu l’occasion de dîner à La Cantine du Troquet. En faisant un tour sur la toile, on s’aperçoit vite que les avis sont vraiment partagés. « Service, déplorable », « une cuisine trop simple », « trop d’attente »… Les gens n’auraient-ils pas compris tout bonnement le concept de « cantine »? J’ai donc décidé d’écrire un petit billet/reportage pour donner mon avis sur le « déjà très célèbre » bistrot.

Nous sommes arrivés vers 21h30, pour le dernier service. Ici, pas de réservations, le client attend sagement qu’une place se libère, autour d’une planche de saucisson. Je commande une coupe de champagne. Les bouteilles de Veuve Clicquot reposent au frais, dans une grande jatte sur le comptoir. L’ambiance bavarde nous incite à parler un peu avec nos futurs voisins de table.

Nous nous installons juste en face du grand tableau mural noir, qui fait office de menu. Pas de nappes sur la table, des couverts à récupérer dans un seau, la couleur est annoncée. Ici, on laisse les chichis à la porte. La salle, toute en longueur, est décorée sobrement d’acier rouge, de bois et d’ardoise. On retrouve aussi quelques objets chinés, des souvenirs entassés sur une desserte, et un tas de photos.

Pour commencer, nous prenons des couteaux à la plancha. Simple et efficace, avec son assaisonnement aux câpres et aux légumes du sud. Ensuite, nous optons pour l’Agneau de Lorèze et le magret de canard sauce vin rouge. Le chef frappe des mains. Le serveur accoure pour nous apporter les plats chauds. Le tout est servi avec une purée maison à l’huile de basilic, des frites, et une ratatouille. Je ne m’épancherai pas sur la tendresse et la juste cuisson des viandes, ni l’extrême finesse des frites, les photos parlent d’elles-mêmes.

Pour finir sur une note sucrée, on se rabat sur les quelques desserts qui restent, avec la dacquoise croustillante pralinée et le crumble aux pommes façon cantine. Un vrai délice. Le repas se clôture en poussant la chansonnette pour deux personnes venues fêter leur anniversaire au bistrot.

Avec cette cantine basque en plein coeur du 14ème arrondissement, Christian Etchebest signe une cuisine chaleureuse, abordable et gourmande.

La Cantine du Troquet
De 11h45 à 14h15 et de 19h à 22h45.
Fermé le Dimanche et le Lundi.
Le bloc-notes

9 films remèdes au manque de soleil

30/05/2013

La sentence est tombée il y a deux jours! L’été sera pourri. On ne va pas faire comme si on ne s’en doutait pas. Après un hiver glacé, un printemps pluvieux, place à l’été maussade. Du coup, je me suis dit qu’une petite cure d’UV s’imposait. Au menu, de la chaleur, de la sensualité, de l’amour, de l’aventure, de l’humour… Un pur concentré d’été quoi!

Je commence aujourd’hui, avec une sélection de neuf films remèdes au manque de soleil. 

– La Piscine de Jacques Deray, 1969 (FR): Jean-Paul et Marianne en couple depuis deux ans, coulent des vacances idylliques dans une luxueuse villa de Saint-Tropez, jusqu’au jour où arrive Harry, au bras de la nonchalante Pénélope. Un film sensuel, voire charnel, porté par des acteurs magistraux. Indice UV: la piscine, le soleil, tous les acteurs, les nuits d’été, la moiteur des corps, etc… À peu près tout!

La Plage de Danny Boyle, 2000 (US): Richard est un jeune américain parti en Thaïlande pour vivre une expérience en marge des circuits touristiques. Il rencontre Daffy, qui lui parle d’une île paradisiaque où vivrait une communauté en communion avec la nature. Richard convainc un couple de jeunes français, Étienne et Françoise, de l’accompagner dans sa quête de l’île. Indice UV: les paysages, la plage, Léonardo DiCaprio, l’aventure sous-marine, la Thaïlande, etc…

– Le Château ambulant de Hayao Miyazaki, 2004 (JAP): La jeune Sophie travaille dans la boutique de chapelier que tenait son père avant de mourir. Lorsqu’elle fait la connaissance du beau Hauru, une sorcière se méprenant sur leur relation, lui jette un sort de vieillesse. Désespérée, elle s’enfuit de chez elle. Par hasard, elle pénètre dans le Château Ambulant de Hauru et, cachant sa véritable identité, s’y fait engager comme femme de ménage. La limpidité du trait et des paysages sont mis au service du merveilleux. Un chef-d’oeuvre. Indice UV: la magie, Hauru, les paysages, la poésie, Crucifer, etc…

– Carnets de voyage de Walter Salles, 2004 (ARG): En 1952, celui qui deviendra le Che traverse l’Amérique du Sud en moto, avec son ami Alberto Granado. Cette expérience unique change radicalement sa vision du monde. Un périple de toutes les découvertes pour Ernesto Guevara, qui y aiguise son désir de justice sociale. Un road movie initiatique vrai et juste, qui incite au voyage. Indice UV: la musique, les paysages, Gael Garcia Bernal, l’aventure humaine, etc…

– Indiana Jones et le Temple Maudit de Steven Spielberg, 1984 (US): L’archéologue aventurier Indiana Jones est de retour. Cette fois-ci, il poursuit une secte ayant dérobé un joyau sacré, doté de pouvoirs prodigieux. Une chanteuse de cabaret et un époustouflant gamin l’aident a affronter ces nouveaux dangers. Une avalanche de poursuites et de gags sur fond de mythologie; Un vrai régal pour les yeux. Indice UV: les mets exotiques, le crash de l’avion, l’éléphant, la jungle, Harrison Ford, etc…

Dirty Dancing de Emile Ardolino, 1987 (US): Bébé passe des vacances familiales dans la région des montagnes Catskill, à la pension de la famille Kellerman. Elle s’ennuie, jusqu’au jour où elle découvre qu’un groupe d’animateurs du village estival s’adonne au « dirty dancing ». La jeune fille sage s’émancipe peu à peu, grâce à sa rencontre avec Johnny Castel, le professeur de danse. Une romance musicale sexy et bourrée de clichés, mais dont on ne se lasse pas. Indice UV: la danse, le « dirty dancing », Patrick Swayze, les vêtements de Bébé, la musique, etc…

– Les Goonies de Richard Donner, 1985 (US): Durant l’été, une bande de gamins trouvent dans un grenier, une vieille carte au trésor menant au repère du pirate Willy Le Borgne. En suivant la carte, il arrivent et pénètrent dans un vieux restaurant en bordure de mer ; Sans savoir que l’endroit est déjà occupé par les Fratelli en cavale. Un film qui sent bon l’enfance. Indice UV: le repère des pirates, la plage, le trésor, l’aventure souterraine, les vêtements, etc…

– To Rome With Love de Woody Allen, 2012, (US):  La somptueuse et baroque Rome, sert de cadre à quatre histoires d’amour. Résidents, ou visiteurs pour l’été, ils vont tous goûter à la Dolce Vita. Entre romances, aventures et quiproquos, Woody Allen signe ici, un délicieux moment de comédie romantique. Du grand n’importe quoi à la sauce romaine. Indice UV: les ruelles antiques, la Fontaine de Trevi, les « gelati », les couchers de soleil, les terrasses, etc… Bref, la « douceur de vivre ».

– Et mec, elle est où ma caisse? de Danny Leiner, 2000 (US): Jesse et Chester sont pris d’amnésie après avoir passé une soirée à faire la fête. En tentant de retracer leur dernière nuit, ils découvrent qu’ils ont en leur possession un objet convoité par une strip-teaseuse, cinq femmes plantureuses, une secte dirigée par un dénommé Zoltan, et deux gardiens de l’espace. Un film drôle tant il est grotesque, et qui fait figure d’ovni dans le genre. Indice UV: la Californie, les fêtes, Christie beau fion, les voitures, la piscine, la secte de zoltan, etc…

 

To Be continued…

 

Et vous? Quels sont les films qui vous font rêver d’été?

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InstaFood / LE pain au chocolat

28/05/2013

Pour moi, le petit déjeuner idéal rime avec viennoiseries. Si je pouvais déguster l’une de ces petites douceurs chaque matin, je pense que je ne me lèverais jamais de mauvais poil. D’ailleurs, le dimanche, l’étape boulangerie est o-bli-ga-toi-re. Et je suis prête à bouder un brunch, s’il n’en contient pas.

À Paris, le bonheur est à chaque coin de rue. Les boulangeries se font une guerre sans merci. Elles sont ouvertes tôt et tard, proposent des formules alléchantes, et bradent même leurs friandises le soir venu. Mais il semblerait que trop de choix, tue le goût. Le pain au chocolat, soit mon meilleur ami, ressemble une fois sur deux à un vieux papier mâché difforme. Et dans la bouche… Le feuilletage se transforme en millions de confettis indigestes.

Alors, je goûte, je retiens, je note… Et le pain au chocolat qui se rapproche le plus de la perfection, pour moi, et pour le moment, sort des fours d’une petite boulangerie du 15ème arrondissement.

Aux Délices de L’étoile, 337 rue de Vaugirard, 75015 Paris

Explications:

J’aime beaucoup la dorure brillante sur le dessus. La pâte levée feuilletée est maîtrisée. On distingue clairement le feuilletage, mais le tout reste bien brioché. En bouche, on sent le beurre frais, et un léger goût de levure. Il y a deux barres de chocolat épaisses et gourmandes. Après avoir refroidi, le chocolat fond toujours autant.

1,20€ le pain au chocolat

Le dimanche, les pains au chocolat sont cuits tout au long de la journée, en fonction du volume vendu. Mais j’ai remarqué qu’à 11h30, ils sortaient tout chauds du four.

Aux Délices de L’étoile, est ouvert du Jeudi au Lundi de 6h30 à 20h30.

Le bloc-notes

L’ananas en émoi

27/05/2013

Chaque année, l’été amène avec lui son lot de fruits. L’année dernière, on aurait revendu notre sac fétiche pour arborer son imprimé pastèque ou cerise. Et bien cette année, pour mon plus grand plaisir, c’est l’ananas qui sera la star des motifs fruités. Il faut dire qu’il donne vraiment envie, avec sa couleur « soleil » et sa chair sirupeuse. Je pense qu’il est vraiment un excellent remède à la grisaille, qui s’est aussi glissée dans nos pensées. Pour la petite histoire, au 15ème siècle, l’ananas était un cadeau de bienvenue aux navigateurs. Après de longs mois passés en mer, ils se désaltéraient d’une tranche. Et lorsqu’il était accroché à l’entrée des cases, il symbolisait l’hospitalité. Dans ce cas, je dis « Oui » à l’ananas.

Mais n’allez surtout pas croire que je cède sans protester à un énième dictat de la mode. Je suis « ananas-addict » depuis mon plus jeune âge. Petite déjà, j’étais de celles qui s’enfilaient des gâteaux à l’ananas à chaque goûter. Adolescente je commandais toujours une pizza hawaïenne, au grand dam des puristes. Et aujourd’hui, je me réjouis de pouvoir porter le petit fruit hirsute sur moi. Et puis d’ailleurs, 2013 est aussi l’année de la banane. L’imprimé fleurit un peu partout sur la toile, et pourtant je ne suis pas séduite par le côté Planète des Singes.

Avant de craquer pour mon accessoire ananas de l’été,  je me suis un peu moquée des hommages faits au fruit. Et oui, pour les magazines, on porte non seulement l’ananas, mais on le pose aussi sur la tête lorsque l’on prend une photo, il s’assied à côté de nous à table, il remplace notre sac, on le coupe et on se roule par terre avec, etc… On en fait des tonnes.

J’ai suivi les conseils en utilisant l’ananas comme présentoir à bijoux. Bon, au bout de quelques jours ma salle de bain a commencé à sentir un peu trop le fruit… Je l’ai donc transformé en gâteau renversé  (cliquez sur le lien pour avoir la recette). Et oui, tout est extra avec l’ananas!

Je vous laisse comme d’habitude avec ma petite sélection. Je tiens juste à préciser que j’ai vraiment craqué sur chacun de ces articles. J’ai fouillé chaque recoin d’internet pour créer un ensemble cohérent et toujours d’actualité. Vous pouvez donc les shopper en ce moment. Si comme moi, vous êtes gaga d’ananas, quitte à ce que ça en devienne n’importe quoi, vous pouvez jeter un oeil à mon tableau Pinterest intitulé Pina Colada.

Vous voyez? La magie ananas a déjà opérée! Le soleil est revenu sur la capitale.

Food

Soul Kitchen: le coffee shop qui a du coeur

26/05/2013

En me promenant sur les hauteurs de Montmartre, je suis passée devant une école primaire. Les parents attendaient la sortie de classes, adossés aux grands escaliers de la Butte. Un père cependant, a immédiatement attiré mon attention. Il tenait une petite boite à gâteau. Lorsqu’il l’ouvrit, la pâtissière en herbe que je suis, reconnu tout de suite la trempe d’un très bon gâteau. Il s’agissait d’un marbré, le cake qui sent bon l’enfance. À quelques mètres de là, j’aperçu un salon de thé, dont la grande baie vitrée laissait entrevoir une décoration assez sympathique. Et puis je l’ai vu… Le marbré… Voilà comment je suis rentrée chez Soul Kitchen.

De la porte, on ne voit que ce comptoir qui fait envie. Derrière la vitrine, crumble, brioches, muffins ou encore fondant au chocolat, font de l’oeil au client, à lui en faire tourner la tête. Les petites madeleines dodues posées au-dessus, semblent rire de la situation. D’ailleurs les demoiselles proposent d’en gagner une, grâce au « challenge du jour ». Le jour ou je suis passée, il suffisait de citer huit noms de vent.

La commande se fait au comptoir et à la carte. Pour moi, cette fois-ci, ce sera l’as de coeur. Je récupère ma carte à jouer, et trouve une place. Le décor est on ne peut plus charmant. Les vieux carreaux au sol, les briques apparentes, les chaises de brocanteur repeintes, les valises anciennes entreposées sous la desserte, le nuage de papillons s’échappant d’une machine à écrire, rien n’a été laissé au hasard. C’est avec brio que les demoiselles ont su créer une atmosphère champêtre et conviviale. Le petit plus, la vaisselle à emporter. Coquetiers, tasses, bols et assiettes attendent patiemment aux côtés des jus et des confitures maison, d’être adoptés.

Cette fois-ci, j’ai pris une énorme part de gâteau au chocolat, surplombée d’une crème légère chocolatée, et parsemée de framboises. J’ai goûté aussi à l’aérien carrot cake en buvant une limeade. La limeade, c’est un peu devenu une obsession. Il s’agit une citronnade pétillante très rafraichissante, que l’on boit avec une grande paille.

Est-ce que je reviendrai chez Soul Kitchen? Pour tout vous dire, je suis tellement fan que j’y retourne tout le temps. Du coup, je n’essaye plus rien de nouveau. Prochaine étape: tenter le « grand brunch » ou l’une des tartes salées au nom de fille.

Soul kitchen
8h30-19h (10h le Samedi et Dimanche).
Fermé le Lundi.
Vous pouvez  retrouver toutes les nouveautés et le menu du jour sur la page Facebook.

          
Sports

Run in the city

24/05/2013

Le sport! Une passion depuis plus de huit ans maintenant. J’ai essayé à peu près tous les sports. Obligée par ma mère, je me suis d’abord ridiculisée en tutu. Puis, j’ai appris à nager. Étant donné que je coulais plus qu’autre chose, je me suis dit que quitte à courir après un sport, autant courir tout court. Courir apporte un sentiment de liberté qu’aucun autre sport ne peut le faire. Fouler le bitume encore et encore, en quête de vitesse, de performance. Désespérer, puis retrouver confiance. Attendre le refrain, pour accélérer sa foulée. Toutes ses choses donnent une dimension à part à la course.

Alors, lorsqu’il s’agit de courir dans les rues de Paris, et entre filles, je ne peux que dire « oui ». Nike organise depuis quelque temps des séances de training d’1h30 dans plusieurs lieux parisiens, afin de préparer les filles à la course We Own The Night. En compagnie de coachs, les participantes ont pu s’essayer à des parcours inédits, et se préparer pour le jour J. Cours de cuisine avec Thierry Marx, shopping entre filles, Nike a vraiment pensé à tout. Demain matin, à 10 heures pétantes, 5000 filles vont arpenter les rues du 13ème arrondissement de Paris, dans le but de s’évader pendant 10km.

Bon ok. S’évader sur 10 km, c’est énorme lorsqu’on est pas habituée. Alors, voici mes quelques conseils, pour apprécier un peu plus le challenge:

1. Être équipée: la qualité des chaussures joue pour beaucoup dans la fatigue. Il faut des chaussures souples et qui amortissent les chocs.

2. Bien manger, mais pas trop, le matin. Surtout, ne pas manger acide (jus, fruits…).

3. Bien s’hydrater.

4. Aller à son rythme. L’important c’est de participer.

Vous pouvez retrouver les informations concernant la course sur le site et la page facebook. Et s’il est trop tard pour vous inscrire, n’hésitez pas à venir nous soutenir!