Voyages

Théâtre de la Foire

21/07/2013

Petit billet du soir, bonsoir! Oui, pour une fois, j’ai décidé de poster un article au crépuscule. C’est qu’avec cette canicule qui nous guette, il est presque insoutenable de sortir un orteil de chez soi avant 20h (à Paris bien sûr!). Et puis, je vous avais promis de re-parler de la Fête foraine des Tuileries, qui fait en ce moment, le bonheur de beaucoup de parisiens. J’y suis déjà allée plusieurs fois, mais j’avoue avoir été doublement séduite à la tombée du jour. L’air y est plus respirable, l’odeur des grillades et du caramel vous chatouillent les narines, les lumières vous émerveillent… J’ai vraiment retrouvé l’esprit forain que j’affectionne tant, depuis…

Durant mes études de Lettres, j’avais opté pour une option cinéma. On y apprenait l’écriture de scénario, on se penchait sur les divers métiers, et surtout, on remontait aux origines du Cinéma. Et la naissance du cinéma remonte aux confins de l’Art forain. Pour résumer, la photographie et le cinéma ont été diffusés par ce que l’on appelait, le Théâtre de la Foire, un ensemble de spectacles donnés à l’occasion de la Foire annuelle de Saint-Germain. Telle un cabinet de curiosités, cette foire du divertissement se développe tout au long du 19ème siècle. Elle devient un lieu extraordinaire où se côtoient Sciences, rêve, imaginaire, et attractions. Montreurs d’animaux, danseurs de corde, prestidigitateurs, magie, musée anatomique, rayons X, montgolfière, manège de vélos, carrousel à vapeur, pomme d’amour, barbe à papa… Toutes ces choses et bien d’autres encore, ont témoigné de l’importance de l’Art forain en tant que véritable « abrégé du monde ».

Aujourd’hui, il n’est plus possible d’observer de femme à barbe, mais le soir, le diorama de couleurs vives demeure. J’ai pris beaucoup de plaisir à arpenter les Tuileries cette soirée-là. Cela m’a fait pensé à deux films que je vous conseille de voir. Le premier, Les Enfants du Paradis (1945), un film français de Marcel Carné, et qui met le cinéma, le théâtre, mais surtout le pantomime à l’honneur. Le deuxième, « Freaks« , en français, la Monstrueuse Parade (1932), un film de Tod Browning qui met en scène le Cirque Tetrallini en tournée à travers l’Europe. On y retrouve bien l’esprit festif, tape à l’oeil, sensationnel et dur du Théâtre de la Foire.

Je vous laisse avec ces quelques photos…

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